Biographie de Pierre Corneille

Pierre Corneille est né le 6 juin 1606. Son père était maître des eaux et forêts. Il entame des études classiques dans un collège de Jésuites de Rouen, la ville où il est né, puis étudie le droit. En 1624, il achète une charge d’avocat à la Table de marbre. Bien qu’il n’ait pas souvent plaidé, il a conservé cette charge pendant vingt-cinq ans.

Ayant assisté à plusieurs représentations de l’acteur Mondory, il a l’idée d’écrire une comédie; « Mélite ».

La pièce est jouée à Paris en 1629 et connaît un certain succès. Encouragé, le jeune homme poursuit en écrivant tour à tour « Clitandre », « La Veuve », « La Galerie du Palais », « la Suivante » et enfin, en 1634 « la Place royale ».Toutes ces comédies s’éloignent du style d’alors pour se rapprocher de la conversation normale. Elles sont donc très appréciées et permettent à notre ami d’être présenté au cardinal de Richelieu. Ce dernier se considère comme un vrai critique littéraire et s’est entouré d’écrivains qui produisent les pièces dont il prépare le plan. Corneille est donc admis dans le cercle de ces auteurs pendant un certain temps. Mais son caractère trop indépendant ne peut se soumettre à la discipline du groupe. Il est congédié par Richelieu pour manque « d’esprit de suite ».

Pierre retourne donc travailler à Rouen et, en 1635, il produit sa première tragédie ; « Médée », suivie l’année d’après par « l’Illusion comique ». C’est également en 1636 qu’il achève « le Cid ». Avec cette pièce, il conquiert Paris et la province et accède à la notoriété.

De 1636 à 1652, Corneille produit successivement « Horace », « Cinna », « Polyeucte », « Pompée »,qui sont les tragédies que l’on connaît et que l’on a sans doute étudiées. Entre ces oeuvres dramatiques et les suivantes, comme « Rodogune », « Héraclius » etc. il écrit deux comédies ; « le Menteur » et « la Suite du Menteur ».

En 1647, à l’époque de « Héraclius » et « Andromède », il entre à l’Académie française. Après « Don Sanche d’Aragon » en 1650 et « Nicomède » en 1651, Il produit « Pertharite » qui se révèle un échec total. Profondément blessé par cela, il se retire à Rouen et décide de s’occuper de sa famille. (La femme qu’ll a épousée quand il avait trente quatre ans lui a donné six enfants.)

Pour s’occuper l’esprit, car il ne peut évidemment pas demeurer sans écrire, il traduit en vers français « l’Imitation de Jésus-Christ ». Six ans après cette semi retraite de la vie théâtrale le surintendant Fouquet le sollicite avec insistance. Corneille hésite mais finit par revenir à ses premières amours. En 1659, il termine « OEdipe » qui remporte un vif succès. « Sertorius », sorti en 1662, est également accueili avec enthousiasme.

Corneille reprend confiance et croit en sa bonne étoile. Il a tort. Les tragédies qu’il produit de 1663 à 1667

ne semblent pas être à la hauteur de ce qu’on attend de lui.  Il faut dire que durant cette période, Racine commence à faire parler de lui avec « Andromaque », en 1667, tandis que Molière qui a entamé son ascension en 1659 avec « les Précieuses Ridicules » poursuit son glorieux périple avec « Tite et Bérénice » en 1670.

Pour Pierre Corneille, c’est le début du déclin. Ses dix dernières années sont également marquées par le décés de deux de ses enfants et des problèmes financiers.  Le 1er octobre 1684, il meurt à son tour et est enseveli dans l’église Saint-Roch.

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